Mini oiseaux, maxi gros plans: quelques heures à l'observatoire des colibris

Les colibris sont parmi les oiseaux les plus étonnants au monde: ils brillent de mille couleurs irisées, ont un bec long et fin pour aspirer le nectar des fleurs (tout comme les papillons). Ce sont les seuls oiseaux capables de planer et même de voler en arrière en battant leurs ailes si vite qu'ils semblent avoir disparu. Les mâles ont évolué pour éblouir les femelles et afficher des queues incroyablement longues, des combinaisons de couleurs particulièrement belles ou même des jambes gonflées. Certains colibris sont aussi petits que des insectes et même le plus gros, le colibri géant (Patagona gigas) n'est pas plus grosse qu'une hirondelle. Les colibris se produisent en Amérique où ils peuvent être difficiles à observer dans la nature, évidemment à cause de leur petite taille mais aussi parce qu'ils volent si vite que la plupart du temps, la seule chose que vous pouvez voir d'eux est un éclair de bleu, vert ou noir accompagné d'un pépiement.

Mais ne désespérez pas car si vous voulez voir de près quelques belles espèces colombiennes et potentiellement prendre de superbes photos, votre rêve peut devenir réalité à l'Observatoire des colibris. Situé à quelques heures de route de Bogota, sur le chemin du parc national de Chingaza, l'Observatoire (https://www.observatoriodecolibries.com/) est une propriété privée détenue par des amateurs de colibris qui ont rempli les jardins de fleurs, d'arbres et de mangeoires à nectar. Il y a un droit d'entrée qui comprend une tasse de thé ou de café et un cookie. Mettez des vêtements chauds car il peut faire très froid à ces altitudes.

Vous entrez dans le petit jardin à côté de la porte, et vous y êtes: Hummingbird Paradise. Les petits oiseaux volent partout et il est possible de voir jusqu'à 14 espèces en seulement quelques heures, dont plusieurs spectaculaires: le colibri à bec d'épée (Ensifera ensifera), les porteurs de train à longue queue noirs et verts (Lesbia victoriae et Lesbia nuna) et le Glowing Puffleg (Eriocnemis vestita). Les autres espèces que nous avons vues incluent: le Sparkling et le Lesser Violetears (Colibri coruscans et cyanotus), le Metaltail tyrien (Metallura Tyrianthina), le Starfrontlet à gorge bleue (Coeligena helianthea), l'étoile des bois à ventre blanc (Chaetocercus mulsant), le rayon de soleil brillant (Aglaeactis cupripennis), le Puffleg à ventre cuivré (Eriocnemis cupreoventris). Oubliant les spectateurs, les oiseaux volent d'une mangeoire à l'autre, offrant un spectacle magique. C'est un pur plaisir de voir ces animaux de si près, voler autour de votre tête et se battre pour les mangeoires (d'une manière adorable bien sûr).

Il y a un débat sur l'éthique de nourrir les colibris, mais la ferme est située dans une zone fortement dégradée où les conditions sont devenues difficiles pour les oiseaux. À condition que l'alimentation soit effectuée régulièrement (ce qui est le cas), elle offre une opportunité aux colibris de survivre dans un environnement où la plupart des fleurs indigènes ont disparu. En fait, des endroits plus privés comme l'Observatoire, où les terres sont gérées d'une manière respectueuse de la faune, offriraient de grandes opportunités pour augmenter la connectivité entre les différents fragments de forêt indigène restant dans le paysage et soutenir les populations d'oiseaux locales.

Notre verdict

Une belle sortie pour les photographes et les amateurs d'oiseaux (et vous n'avez pas besoin d'être un ornithologue expérimenté pour vous amuser!)

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